Bonjour à tous !

Qui dit nouveau site dit premier article. Ce n’est jamais facile de se décider et j’ai donc décidé de vous amener en Martinique, où j’ai eu l’occasion d’aller à deux reprises, en 2014 puis en 2016 et où je me rendrai sans doute régulièrement durant les années à venir.

La Martinique, surnommée l’île aux fleurs, est une île des Antilles Françaises d’environ 70kms de long sur 30kms de large. La montagne Pelée, son plus haut sommet culmine à 1397m.

Ma revue sur la Martinique se décomposera en trois articles pour pouvoir aborder tous les sujets sans en laisser de côté. La première partie s’attachera donc au nord de l’île, côté mer des Caraïbes(ouest de l’île).

GRAND’ RIVIÈRE

Rendez-vous donc d’abord tout au nord, à Grand’ Rivière. On y accède par une seule et unique route dont les falaises surplombent le bourg puis avant d’y arriver, on emprunte un joli pont métallique (le plus long et le plus haut de Martinique) qui enjambe la rivière Potiche.

 

J’ai aimé les couleurs vives de Grand’ Rivière ainsi que son décor très sauvage, notamment ses falaises qui plongent dans la mer et qui forment un décor digne de “Jurassic Park”. Le spectacle des vagues s’échouant sur cette côte escarpée m’a vraiment fascinée. J’aurais pu passer des heures à contempler ce spectacle.

Pour les intéressés, sur la route de Grand’ Rivière, vous trouverez la distillerie J.M. qui est toujours en activité et qui se visite.

 

SAINT-PIERRE

Descendons maintenant à Saint-Pierre. La ville est tristement connue de par le sinistre qu’a causé l’éruption du volcan de la montagne Pelée en 1902. C’est d’ailleurs suite à cette éruption qu’a été créé le nom de l’éruption Péléenne. Cette dernière a complètement détruit la ville. Seules deux personnes ont survécu. Il s’agissait d’un prisonnier, sauvé par l’épaisseur des murs de son cachot, et d’un cordonnier qui vivait à la périphérie de la ville. A l’époque, la ville comptait 30 000 habitants. Ils ne sont plus que 5 000 à présent. Pour ceux qui aiment l’histoire, c’est une étape incontournable. Il y a plein de ruines à voir. Il ne faut pas hésiter à prendre son temps et à passer une journée complète là-bas.

 

Si vous êtes dans le quartier, n’hésitez pas à aller visiter la distillerie Depaz (environ à 15min de voiture). C’est pour moi la plus belle distillerie, encore en fonction, que j’ai pu visiter. Son château est superbe vu de l’extérieur et la vision de la montagne Pelée derrière lui est vraiment magnifique.

 

Pour les amoureux de la plage, ici, le sable est noir. Cela donne de magnifiques couleurs au paysage.

Lors de ma première visite à Saint-Pierre,j’avais mangé au restaurant au-dessus du marché. C’était très bien et à un prix très raisonnable (une quinzaine d’euros pour un menu hors boisson). La dernière fois, j’ai pris mon déjeuner chez Antonio, à l’entrée de la ville lorsque l’on vient de Fort-de-France. Un petit bonheur de manger les pieds dans le sable à quelques mètres de la mer. Comptez 16 à 18€ le menu (exemple : acras de morue, poulet coco puis glace). Parfois, il ne faut pas être pressé par contre.

CANAL DE BEAUREGARD (OU DES ESCLAVES)

Continuons notre chemin vers le sud. Sur les hauteurs du Carbet se trouve une balade atypique. En effet, en direction de Fonds Saint Denis se trouve le canal de Beauregard, aussi appelé canal des esclaves car les pierres qui ont servi à la construction de cet édifice ont été amenées par des centaines d’esclaves. Cette balade, d’une distance aller-retour de 7,5 kms environ, s’effectue sur un muret large d’une quarantaine de centimètres. D’un côté, l’eau dans le canal. De l’autre, le vide. A part à certains endroits, la sensation de vide n’est pas si impressionnante que ça car la balade se fait au milieu d’une végétation luxuriante et donc les arbres obstruent la vue du gouffre qui s’étend sous nos pieds.

Ça reste tout de même une sortie déconseillée si vous avez des enfants en bas âge et qui ont tendance à être agités. Les risques de chute seraient trop grands. Au bout, à la maison rousse, n’hésitez pas à continuer sur la route. Prenez les escaliers sur votre droite et marchez 15 à 20 minutes. Vous arriverez à la rivière du Carbet où se trouve apparemment une piscine naturelle. Par manque de temps, je n’ai malheureusement pas pu y aller. En effet, il  ne faut pas commencer votre retour après 16h sinon certains endroits deviennent très vite sombres et rendent la balade encore plus dangereuse qu’elle ne l’est déjà. Au retour, si vous faites cette balade l’après-midi, le soleil couchant aveugle et cela devient vite fatiguant car il faut redoubler de concentration. A FAIRE PAR TEMPS SEC !

  

LE CARBET

La ville du Carbet est incontournable pour les couchers de soleil. C’est ici que la vue est la plus dégagée depuis la plage et il se couche dans l’axe. Un pur bonheur.

Pour les amateurs d’activités typiques, vous pouvez y aller tôt le matin et observer les pêcheurs remonter leur long filet (la senne) depuis la plage. Si l’envie vous prend de leur donner un coup de main, vous aurez peut-être la chance de repartir avec du poisson frais ! Pas mal, non ?

 

CASCADE DU SAUT GENDARME

Depuis la N3, rattrapez la D1 en direction de Saint-Pierre. Vous trouverez non loin la cascade du Saut Gendarme. Un petit parking est aménagé en bord de route. Il vous suffira de descendre les escaliers environ 5min avant d’arriver au pied de la cascade. Ce n’est pas la plus belle selon moi mais elle est facilement accessible pour toute la famille. Vous pourrez même, si vous le voulez, y pique-niquer. La baignade y est par contre interdite.

JARDIN DE BALATA

Proche de la D3 plus au sud, arrêtez-vous au jardin de Balata. C’est un immense jardin avec plus de 3000 espèces de plantes tropicales. La balade dure environ 1h30 à 2h. Pour ceux qui aiment le calme et la nature, je vous le recommande vivement. J’ai vraiment été sous le charme. La visite est payante : 13,5€ pour un adulte, 7,5€ pour les 3 à 12 ans.

 

 

                

Depuis le parking et même depuis la route menant au jardin, vous aurez une superbe vue sur les pitons du Carbet.

CASCADES DE DIDIER

Ma balade préférée est celle dont je vais vous parler maintenant : les cascades de Didier. Pour s’y rendre, il faut prendre la route de Didier et se garer au niveau de la station d’épuration, un peu avant la fontaine Didier. Si vous voulez la faire tranquillement, en évitant le monde, essayez de la commencer vers 9h-9h30, 10h au plus tard.

Il faut donc commencer par longer la station d’épuration par la droite. Attention, que le temps soit sec ou non, la descente est assez raide et glissante et ça reste glissant tout le long de la balade. En bas de la pente, prenez à droite et traverser le pont. Ensuite, un peu de grimpette s’impose (5 à 10min) puis vous arriverez à l’entrée d’un tunnel qui n’est pas éclairé. Préparez alors votre lampe torche et votre numéro d’équilibriste puisqu’il vous faudra traverser le tunnel en équilibre sur une canalisation et ce, dans le noir. Presque tout le long, une rambarde est là pour vous aider mais au milieu, cette dernière est cassée !! Donc soit vous gardez l’équilibre pendant 15-20m, soit vous tomberez les pieds dans l’eau et la gadoue. Tout de suite à la sortie du tunnel, prenez le chemin sur votre droite, toujours en longeant la canalisation. Il reste encore 1 à 2 passages délicats mais cette partie du parcours est dans l’ensemble facilement praticable. Vous arriverez rapidement au niveau d’un mur de pierres. Au-dessus de celui-ci se trouve la 1ère cascade avec une piscine naturelle. Juste magique ! Et cette végétation, j’adore !

Je n’ai pas persévéré mais, en traversant la rivière au niveau du pont, un autre chemin s’offre à vous et avec un peu d’escalade, vous arriverez à une deuxième cascade, plus haute et apparemment encore plus jolie !

   

SACRE CŒUR DE BALATA

A Balata (à 7kms de Fort-de-France), sur la N3 de nouveau, n’hésitez pas à ouvrir l’œil. Vous pourrez voir une réplique miniature du Sacré Cœur de Paris. Cet édifice s’appelle donc logiquement Sacré Cœur de Balata.

(Source photo : http://martinique.catholique.fr/Balata-Sacre-Coeur)

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Bonne journée et à bientôt pour la suite…

PS : La suite

Voyage en Martinique #2 : l’ouest de l’île

Voyage en Martinique #3 : le sud-ouest et l’est de l’île

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7 thoughts on “Voyage en Martinique #1 : le nord de l’île”

  1. Super article!!! Photos au top et bien positionnées dans l’article, récit alléchant et pas trop long, c’est top! Honnêtement.
    Tu as eu du courage de faire cette traversée du tunnel pour les cascades de Didier, ça m’aurait stressée!
    Bon, et sinon… le prisonnier de 1902 a survécu à l’éruption. Mais il est mort de faim juste après du coup?
    Bisous, AnneSophie

    1. Un immense merci Anne-So ! Ca me touche beaucoup et je suis vraiment ravie que la lecture t’ait plu. Il n’est jamais facile de savoir si ça va être trop long ou non…
      Ma mère était stressée mais elle a réussi à le faire aussi 😉 Rien n’est insurmontable !
      Ahahah pour le prisonnier, c’est une bonne question… Je ne pense pas. Je n’ai jamais rien lu à ce sujet en tout cas.
      Gros bisouss

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